Je ne suis pas un visionnaire, mais malgré des sondages plus que favorables jusqu’à la fin de l’année 2007, j’ai dénoncé dans plusieurs articles les risques que courrait la France à aller dans les directions proposées par Sarkozy.
Depuis deux mois, je n’ai fait aucun commentaire sur le quotidien. Les sujets n’ont pourtant pas manqué. Les sondages ont changé de direction, les problèmes se sont accrus, l’environnement international s’est dégradé, les chiffres ne sont pas aux rendez-vous des promesses. En revanche, Sarkozy est toujours là, ses conseillers aussi, tout comme son délire médiatique et quotidien aussi.
Que peuvent nous préparer Sarkozy et son gouvernement après les prochaines élections? Prenons cette hypothèse: c’est un génie. Dans ce cas, 2008 sera une année de croissance forte en France, le pouvoir d’achat des français va augmenter, la délinquance diminuer, l’immigration sera choisie, les enfants seront enfin bien élevés, les délocalisations seront interdites, la France sera admirée par le monde entier, en pointe dans les domaines de l’écologie et du respect des droits de l’homme. Je pourrais allonger encore la liste des promesses récentes qui n’engagent que ceux qui les écoutent.
Je souhaite me tromper mais je crains que les actes récents de Sarkozy et de son gouvernement - car seul, il ne pourrait rien - ne préparent que peu de bonnes choses. L’heure est venue pour tous ceux qui croient à la démocratie, au bon sens, à l’honnêteté, au respect des autres, à l’avenir et qui ont conscience de l’importance de leur avis, de prendre la mesure du danger réel que représente Sarkozy.
En quelques mois, il ne pouvait pas changer le monde ou l’économie et il ne faut pas lui en faire grief. Mais en quelques semaines, il a prouvé en maintes occasions son inaptitude, sa grossièreté et son incompétence. Que l’on ait voté pour ou contre n’est pas le sujet, ce qui compte c’est demain. Plus vite une majorité prendra conscience des dangers, moins les dégâts seront importants.
Que ceux qui voient dans ces affirmations un parti pris prennent le temps de constater qu’en l’espace quelques mois, Sarkozy a fait de la France un sujet de sarcasmes et que ses amis Bush, Poutine, Khadhafi ou Berlusconi sont eux aussi de drôles de génies!









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